!!! rp libre d'hazel morgan (×)

août 2017 × des cas d'assassinat créent une vague de panique dans l'archipel. (+)

mai 2017 × début de la vague d'agressivité des pokémons sauvages.


vous pouvez proposer des missions et des ordres auprès des fossiles, vous serez récompensés de 100₽ ou 5pts EXP.
astrae
www
mp
Code par MV/Shoki - Never Utopia

× 01.09 // recensement jusqu'au 08.09 ×

Le Hall des Regards || ft. Niu & Coda

 :: le petit plus :: archives :: archives rp Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Dim 4 Juin - 17:05



    « Tiens-toi bien, Taro.» lui dis-je sans le voir. Je sentais ses petits ailes amphibiques se calquer sur mes tempes. Taro rectifia ses pattes autour de ma nuque et colla un peu plus son corps potelé contre ma tête. Je descendais quelques marches, lui proférant quelques secousses. Le psykokwak avait posé son bec sur le haut de mon crâne et avait plus l'allure d'une chapka avec un canard jaune que d'un pokémon. Il était particulièrement calme, lançant des regards aux rares passants.
   Cette journée était calme, un doux air chaud s'allongeait avec grâce sur les plages de l'île. Que demander de mieux qu'une bonne promenade ? Paré d'un short qui chatouille mes genoux, d'un t-shirt qui ne me couvre qu'une partie des avant-bras, je n'avais guère osé mettre des tongues, j'aurais été mal considéré par mes congénères. L'Île d'Ava était un lieu sécurisé pour nous deux, en tant que membre d'Ad Vitam Aeternam première et ensuite pour qu'éviter que les membres d'In Fine ne fassent un rapprochement avec Taro et les rares rumeurs qui peuvent courir sur moi dans leur organisation. Sur l'Île d'Ava, pas besoin de se cacher.
   « Psy ?» couina-t-il tout en tapotant une de ses ailes sur le sommet de mon crâne. Il me pointait un petit glacier ambulant au loin. Un vrai petit ventre sur patte. « Pas aujourd'hui Taro, te connaissant tu vas en manger la moitié. Tu vas te plaindre d'un mal de crâne et tu n'arriveras pas à dormir avec tout ce sucre.», répondis-je pédagogue. Il relacha un long soupir de frustration en reposant son bec sur ma tête, contrarié, mais il faisait trop chaud pour sa petite peau grasse délicate pour protester.
   Nous nous dirigeâmes vers le temple d'Ava, tranquillement. Taro, fatigué, somnolait sur le sommet de mon crâne pensant sûrement aux glaces futures qu'il dégusterait avec son maître. Il voyait de la pistache, de la vanille, du chocolat, qu'il lapait amoureusement mettant son estomac au bord d'un orgasme. Taro n'était pas spécialement gourmand, mais il adorait les glaces. C'était sa religion à lui, la glace. C'est d'ailleurs pour ça qu'il est fasciné par les sorbouboules et qu'il est devenu leur bête noire. Dès qu'il en voit un, il finit par le pourchasser, la langue pendante. C'est dans ses rares moments où on voit le psykokwak faire preuve d'une endurance dantesque, mais bon, Taro reste un grand mystère dans sa conception du monde. Je me demande parfois ce qui se passer dans sa grosse tête, à quoi il pense le matin, au réveil lorsque je suis obligé d'un peu le secouer pour le tirer de son lourd sommeil. Je me demande aussi comment il explique le fait que contrairement aux autres pokémons, il n'a pas de pokéball. Pourquoi son maître ne le rappelle pas dans sa pokéball, s'il en a une… je me demande parfois s'il sait que c'est un pokémon et que la généralité des cas, les pokémons ne sont pas égaux aux hommes. Après tout, je le traite comme mon égal, comme un enfant que je n'ai jamais eu. Pourquoi se poserait-il ces questions ? Elles n'ont sûrement pas lieu d'être pour lui.
   Nous arrivâmes enfin à l'entrée du temple gardé par quelques membres. Un sourire, un bonjour poli. Ils lancèrent un sourire amusé au psykokwak qui semblait peiner à se tenir éveillé. Tout cela résumait bien la façon dont ils me voyaient. J'étais l'Aetervita sympa, celui qui pose pas de problème, le fiable. L'époque où j'étais le Noc'Vita asocial et complètement obnubilé par le combat pokémon semblait bien loin pour eux. Je n'étais plus le dresseur redouté d'AVA. J'étais celui qui faisait pitié, gentiment pitié. Celui qui a pris sa retraite, qui a relaché toute son équipe pour s'occuper à la stupeur de tous d'un petit psykokwak nommé Taro alors que j'avais en horreur les petits pokémons auparavant. Cette époque semblait bien éloigné, perdu et quasiment oublié, effacé.
   Je n'étais plus que Coda, Coda & Taro, le père d'un canard apparu de nul part. Pour eux, je n'avais pas de secret. J'étais le malheureux qui un jour a vécu un drame et n'a plus jamais été le même. Ils oseraient sûrement dire que ça a été la plus dure et la meilleure des choses pour moi, mais je ne les écoutais pas, je ne les écoutais plus. Nous entrâmes tous deux dans le temple au hall d'entrée gigantesque, paré de statues de la déesse, Ava. Je fini par m'arrêter en face de la statue centrale du hall, la plus belle statue de la salle, le regard au loin, Ava était figée dans la pierre et guettait la porte d'entrée, vêtu de son éternelle robe et parée de rares bracelets et pendentif. Les cheveux lui caressant les épaules, sa divine chevelure qui la rendait si belle. Une chevelure sans doute à l'origine des maux de Noc'Nihili. Une boite de Pandore que l'on peut caresser et convoiter. Je restais longuement à regarder cette statue, me perdant dans ma réflexion et ma contemplation.
   Taro fini par émergé, agacé de plus être bercé par mes mouvements. Il se redressa en commençant à tapoter mon crâne. «Psy, psy !» déclama-t-il bruyamment me soutirant une grimace : « T'es intenable Taro...».

Invité
avatar
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Dim 4 Juin - 19:24

le hall des regards.
─ et ne levait les yeux que devant un vieillard ─
Cela ne devait être qu'un secret que j'aurais dû enfouir au plus profond de mon âme. La télékinésie. J'aurais dû l'oublier, faire comme si je n'ai jamais eu la capacité. Sauf que la vérité est là. Mortelle. Il m'arrive d'être intéressé, curieux à l'idée de savoir comment je suis capable d'une telle chose tandis que les autres êtres humains en sont dépourvus. Je ne comprenais pas la raison qui poussa à Arceus me léguer ce don plutôt qu'un autre. À moins que notre créateur ne soit finalement pas le responsable dans cette histoire. La raison, est que je ne savais tout simplement pas comment considérer mon pouvoir. Ma génitrice m'avait demandé de ne rien dire, oui, mais pourquoi ? C'est ce qui m'avait poussé à quitter le temple ce jour-là. Si pour les autres membres de l'Ad Vitam Aeternam, j'étais avant tout parti pour faire une offrande à la statue du village Héréroc, je m'étais également déplacé dans le but de me fournir en un livre qui saurait certainement répondre à mes interrogations. Car oui, malgré mes déplacements en direction des lieux de culte, malgré les châtiments corporels que j'avais pu m'infliger à moi-même, malgré les cadeaux que j'avais pu offrir à nos déités vénérées et malgré toutes les prières envoyées en leur nom, je n'avais reçu aucune réponse de leur part, comme si je devais chercher de moi-même, que cela devait être une épreuve face à laquelle ils me confrontaient. Sauf que voilà, j'avais beau jurer que je condamnais mon existence à être un gardien de la déesse et que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour ne pas céder à la vicieuse tentation de la remise en question, les recherches en ce qui concerne mon don est une tout autre histoire. Une difficulté que je n'avais tout simplement pas à passer. Mais dorénavant que je possédais le livre, je me disais que les choses allaient dorénavant changer. Que peut-être, je trouverais une légende dessus afin de pouvoir me rendre compte de la hiérarchie que je pourrais occuper au sein de la société et même mieux ; au sein de l'AVA. Mais avant toute chose, il fallait que j'arrive à passer à l'intérieur du temple avec le livre sans que rien ni personne ne se rende compte de la présence du bouquin. Et hélas, depuis les attaques perpétués contre nous, les gens étaient devenus de plus en plus méfiant. Un rien pourrait attirer leur curiosité. Je me disais que c'était une chance si j'étais sortis à l'extérieur avec ma Toga Sombrare et que, du coup, il me serait possible de cacher l'ouvrage à l'intérieur, le maintenant contre mon ventre à l'aide de mes petits bras.

Fort heureusement, ma technique fonctionne à merveille. Les membres gardant le temple me sourient et me saluent tandis que j'en fais timidement de même avant de me précipiter à l'intérieur du hall pour chercher un moyen afin de continuer ma route jusqu'à une pièce où je serais assuré d'être tranquille afin de me débarrasser de l'oeuvre de papier qui commence déjà à peser. Mais Eva, ma petite Funécire, a déjà choisi son chemin et court en direction de l'Aetervita notoire, présent dans la pièce, bien aise de devoir assurer les responsabilités qui devaient normalement les miennes : avoir du respect envers ses aînés. C'est l'échine courbée et la tête basse que je me dirigeais alors en direction de l'homme, accompagnant ma petite bougie sautillante, qui exclamait le nom de son espèce avec frénésie, certainement contente à l'idée de retrouver également un compagnon à la vue du psykokwak. Mais quand je remarquais que l'individu se retrouvait en contemplation devant notre déesse, je me demandais si Eva n'avait pas fait une bêtise en se comportant de la sorte. ≪ - Bonjour. Je... Je m'excuse pour... Pour Eva... Je ne voulais pas vous déranger. ≫ fis-je alors d'une voix qui cherchait à être calme. Mais en vérité, c'est que je ne l'étais pas. Pas alors que je me trouvais à côté d'un Aetervita qui pourrait me condamner pour mes secrets mystiques. Mes bras tremblaient d'ailleurs, alors que je continuais à presser l'ouvrage contre mon corps, tant bien que mal, alors qu'il a bien failli tomber plusieurs fois jusqu'à maintenant. Je fais ainsi mine que je suis également là pour admirer Ava et que je compte prier pendant un certain temps jusqu'à ce que je finisse par être appelé pour faire autre ou que sais-je. Que cette contemplation ne se termine. Voir que l'autre homme ne parte pour en faire de même et rejoindre mes compartiments privés. Hélas, l'élément perturbateur arrive plus tôt que prévu. Le livre glisse entre les tissus et m'échappe des mains avant de venir s'écraser comme une grosse crêpe sur le sol dur et froid du temple dans une résonance terrible. Je me fige. Je tremble.J'avale ma salive. J'ai envie de pleurer. Je suis à découvert maintenant. Malgré mon corps couvert par ma toge, j'ai le sentiment d'être mis à nu. Je n'ose me baisser pour ramasser ce texte pécheur. J'attends d'être pointé du doigt, que la punition divine ne finisse par tomber. Que l'on m'accuse, qu'on me juge. Je n'ai pas volé ce livre, mais est-ce si bien important ? Il venait du monde extérieur, c'était comme ramené la souillure au sein de notre demeure sacré, au sein de la demeure d'Ava.
Invité
avatar
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Dim 4 Juin - 21:29



    « Kow ?» demanda-t-il avec curiosité. Je suivis son regard qui se dirigeait vers une petite bougie mouvante qui sautillait à mes pieds. « Hey salut, toi ! Tu veux jouer avec Taro ? », j'eus un large sourire en venant m'accroupir, déposant au passage Taro. Un Funécire que je voyais régulièrement dans le temple. Le pokémon avait l'air radieux et tout guilleret, cela me fit sourire. Taro semblait curieux de ce pokemon à la forme de petite chandelle hantée. « Bonjour. je... je m'excuse pour... pour Eva... je ne voulais pas vous déranger. » entendais-je d'un coup. Je ne lançai aucun regard au maître du funécire, je savais déjà qui c'était. « Eva ? C'est ton prénom ? C'est un joli prénom dis-moi ! » lançais-je au petit pokémon qui me fixait avec ses grands yeux spectrales. Taro était encore plus intrigué que moi par le pokémon, il le fixait d'un air suspicieux à côté de moi.
    Puis un gros bruit le fit sursauter, il se jeta contre mon bras. J'avais déplacé mes yeux sur l'objet qui avait chuté juste en face de moi en penchant la tête intrigué par son étrange couverture. Je le pris en me le relevant au même moment parcourant mon regard sur la première de couverture. Je haussai d'un sourcil surpris par ce genre de lecture, mais qui piqua ma curiosité. « Un livre sur des miracles…» murmurai-je étonné tout en ouvrant rapidement l'ouvrage, me permettant de le feuilleter avant de le refermer. Je finis par le lui tendre pour le rendre, armé d'un légendaire sourire complice. « Et bien, étrange comme lecture du soir. Niu, c'est ça ?» demandais-je alors que je savais très bien qu'il se nommait ainsi.
    Niu était un cas particulier de l'Ad Vitam Aeternam. Un génie incompris à mes yeux doué d'une particularité dans sa manière de vivre. Je le guettais parfois, alors qu'il n'était qu'un Merle, je le surveillais du coin de l'oeil. Sans doute de peur qu'un si rare oiseau ne se fasse dévorer par les oiseaux un peu plus commun. Il était le sens même du mot foi, il incarnait le verbe croyance et se paraît de l'adjectif pieux en toute circonstance. Toujours sous son habit sacerdotal et arborant cette tignasse aussi noir qu'un cornèbre. Niu était fortement apprécié par les autres Aetervitae, j'entendais souvent parler de ses exploits monachiques. Un ermite dans sa manière de parler, il trahissait immédiatement une fissure qu'il arborait le long de son âme. L'incertitude.
    « Evite juste de montrer ce livres aux mauvaises personnes, certains ne comprennent pas la curiosité. » lançais-je en lui rendant le livre. Une petite pique lancée aux Aetervitae, ceux qui sont les plus à cheval sur l'interprétation de textes qu'eux même ne connaissent pas réellement. Taro lui était pendant ce temps en train de souffler sur la flamme d'Eva en essayant de l'éteindre. Je le repris dans mes bras en lui lançant : « Embête pas son amie, veux-tu ? ». Taro bouda tout d'abord avant de fixer mon interlocuteur avec des yeux méfiants. Taro n'aimait pas Niu, je savais qu'il lui faisait peur à son comportement. Je comprenais sa peur, Niu était étrange. Il n'était que l'incanation d'une AVA de plus en plus renfermé sur elle-même. « N'excuse pas ton pokémon Niu. On ne doit pas excuser l'entrain des autres, mais l'encourager. », le rectifiai-je au passage.

Invité
avatar
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Lun 5 Juin - 2:12

le hall des regards.
─ et ne levait les yeux que devant un vieillard ─
Si au départ j'avais peur d'être sermonné pour le comportement de mon pokémon, je fus néanmoins assez surpris de voir que l'Aetervita se pencha pour caresser la tête d'Eva qui se laissa faire. Je ne bougeais pas, acceptant cette situation bien que je fus également d'avantage étonné par le comportement de la petite Funécire qui se laissa faire alors qu'habituellement, elle n'aimait jamais que l'on m'approche, moi... Comme si, au final, elle cherchait à ce que j'ai des ennuis à cause de mon livre. Mais malgré tout, je cherchais à rester maître de la situation, ne réagissant aucunement violemment et gardant un apaisement des plus Olympiens. De la même manière, je restais de marbre lorsque l'homme resta concentré sur mon pokémon plus que moi, même lorsque je m'excusais de son caractère incongrue. ≪ - Eva ? C'est ton prénom ? C'est un joli prénom dis-moi ! ≫. J'osais lancer un petit sourire timide même si je n'étais pas sûr à ce que l'homme ne l'ait remarqué alors que je cherchais constamment à m'effacer derrière ma capuche, comme désireux d'être inexistant pour me concentrer d'avantage sur ma mission en tant que membre de l'AVA. Et à l'instant même où le livre vient rejoindre le sol, j'ai plus encore envie de me voiler derrière les tissus de ma Toga Sombrare. Je ne veux pas affronter un quelconque regard réprobateur. J'ai bien trop honte, comme si je venais de faire quelque chose de terriblement mal, d'inexcusable. D'ailleurs, je me mets à trembler alors que l'individu ramasse mon livre. Je le laisse faire. Je ne peux l'empêcher d'exécuter son action. Il est l'aîné, je lui dois le respect. Échine courbée, je l'entends alors faire des commentaires, tourner les pages. J'ai le sentiment qu'il analyse le moindres détails. Je suppose qu'il me suffirait de rien, d'une seule phrase pour ensuite me condamner sur le champs. ≪ - Un livre sur des miracles… [...] Et bien, étrange comme lecture du soir. Niu, c'est ça ? ≫. Un instant, j'hésite à lui répondre. Mais je ne peux faire autrement. Ne pas accepter de le faire, ça serait une nouvelle fois contraire aux règles établies. Et j'ai promis de les suivre depuis ma plus tendre enfance. ≪ - Oui. En effet... Je suis Niu Bride... ≫. Je m'arrête un instant avant de reprendre la parole. ≪ - ...Vous pensez sincèrement que ce sont-là des miracles ? N'est-ce pas plutôt des malédictions ? À vrai dire, je me pose des questions. ≫. J'ai finalement comme le sentiment que je peux lui faire confiance. Lui-même me dit que je ne dois pas présenter ce livre à tout le monde avant de finalement le rendre. Délicatement, je saisis l'ouvrage avant de le serrer contre moi comme un doudou et de le cacher tant bien que mal à l'aide de mes longues manches. Je remercie ensuite le sage homme, soulagé à l'idée qu'il ne se soit pas emporté comme aurait pu le faire un autre individu de sa condition. Néanmoins, il n'empêche que je ne reste pas moins inquiet à l'idée de mes dons et par rapport au fait de devoir garder un secret même face à des personnes hauts placées. Surtout quand on sait que cela les pousserait à se mettre d'avantage sur leurs gardes s'ils savaient qu'un homme comme moi, venant de l'intérieur même de l'organisation, oserait cacher des choses. Je sors finalement de mes pensées lorsque je perçois finalement le pokémon de mon interlocuteur chercher à souffler sur la flamme vacillante de la pauvre petite Funécire. Contrariée, elle alla se cacher derrière-moi, se mettant alors à son tour sur ses gardes. Puis, je repris mon attention sur l' Aetervita lorsque ce dernier me dit qu je ne devais pas excuser l'attitude d'Eva mais l'encourager. J'en fus ébranlé. ≪ - Mais n'étiez-vous pas occupé avec Ava ? J'insiste. ≫. Et sans prévenir, je me mettais à genou devant la statue de la Déesse, joignant tant bien que mal mes mains, se faisant implorant. ≪ - Aidez-moi à absoudre de mes péchés. Usez de n'importe quel châtiment. Je dois me faire pardonner pour cet affront et pour les secrets que je devrais préserver à l'avenir. ≫ quémandais-je, croyant sincèrement que les maux que l'on se faisait soi-même pouvait être parfaitement juste lorsqu'il est question de laver son âme.
Invité
avatar
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Lun 5 Juin - 4:15



    «...vous pensez sincèrement que ce sont-là des miracles ? N'est-ce pas plutôt des malédictions ? A vrai dire, je me pose des questions. » murmura-t-il derrière sa capuche. Je ne m'attendais pas à ce genre de questions, au point où j'avais arqué mon sourcil. Des malédictions ? Il n'était pas comme les autres, je le savais et cette question me le confirmait. J'eus alors un sourire amusé par sa timidité, à l'écoute de ses mots dont les vibrations dépassaient à peine le bord de ses lèvres. Néanmoins sa question était pertinente, un don peut-il être au final une malédiction ? Un poids pour son porteur. Cela diffère d'une doxa qui se masturbe sans vergogne sur les pouvoirs, voyant ces pouvoirs avec émerveillement et rêvant de faire partie de cette caste d'être mystique. Non, Niu avait ce soucis du détail qui était d'ordre religieux tout d'abord… mais plus profond après réflexion. « Qui suis-je pour juger des capacités que je n'ai pas ? Ce ne sont que des rumeurs, mais après tout, si ces pouvoirs existent… les seules personnes aptes à en juger sont celles qui en ont, tu ne crois pas ? C'est à elles de considérer leur don… ou ce miracle comme une bénédiction ou une malédiction.» me lançais-je soudainement. Réfléchir avec Niu, je l'avoue était stimulant, amusant.
   J'étais dans mes pensées, Taro s'ennuyait lui dans mes bras, trop de blabla à son goût, pas assez de glaces. Puis Niu continua : « Mais n'étiez-vous pas occupé avec Ava ? J'insiste. », mon sourcil s'arqua à nouveau. Dans les premiers temps, je ne compris pas de quoi il parlait. Puis je me rendis compte qu'il parlait du fait que je contemplais la statue, il devait penser que je priais. Je balbutiais tout d'abord quelques mots avant de murmurer par réflexe : « Cela fait un petit moment déjà que je ne suis pas occupé avec Ava.». Depuis longtemps, bien avant que je devienne Aetervita. Les gens avaient l'habitude de ne pas me voir prier, ils s'étaient habitués au fait que mes rituels étaient essentiellement privés, que je détestais en présence des autres. J'en avais une sainte horreur.
    J'ai du attendre quelques secondes avant de comprendre qu'il s'était agenouillé devant la statue récitant sa prière à la déesse. Taro me lança un regard interrogatif, ce à quoi je répondis par un haussement d'épaule ne comprenant pas trop non plus. Je le fixais, me demandant si je devais intervenir ou non avant de secouer la tête en soupirant voyant que quelques regards étaient lancés sur nous : « Niu, relève-toi. », lui murmurais-je finalement. Ses phrases me faisaient mal au coeur. Il y avait un courant dans l'AVA, un courant extrême qui plaçait Ava comme la divine justice. Je ne faisais pas partie de ce courant, on m'a toujours placé dans les plus progessistes, dans ceux qui pensent que la relation que nous avons avec la déesse est une relation uniquement de protection et que nos prières ne vont que dans cette visée. « Ava, je pense a autre chose à faire que de punir les pêchés d'un garçon qui n'a rien à se reprocher. Surtout dans un hall d'entrée… » lui dis-je avec douceur, peut-être pas assez, je regrettai d'avoir été un peu brut sur ce coup.
    « Aller viens, je t'offre une tisane. Tu me diras d'où vient cette curiosité pour le surnaturel et son bien ou mal.»      

Invité
avatar
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Mar 6 Juin - 23:24

le hall des regards.
─ et ne levait les yeux que devant un vieillard ─
Je questionne l'homme, lui demande s'il ne percevait pas seulement plutôt comme des malédictions. Après tout, je me disais que si certaines personnes pouvaient être capables de faire des miracles, je me demandais si cela pouvait être également mon cas. La Télékinésie. En quoi cela pouvait-il bien me servir dans ma mission divine ? En quoi cela pourrait servir dans la protection de notre bien aimée, Ava ? Était-ce elle ou Arceus qui m'avait ainsi légué ces dons pour une quelconque raison ? J'aurais tellement aimé savoir laquelle. L'Aetervita tente ainsi de me répondre, mais en vain, expliquant que c'était au porteur de juger selon lui si cela devait être bien perçu ou non. Me voilà ainsi devant une nouvelle impasse. Cela en est désolant... Car moi, je n'étais qu'un simple Noc'vita. Je ne savais comment je devais considérer ma situation. Mais peut-être devrais-je en parler au Patriarche, même si ma mère me disait de ne rien dire à qui que ce soit. Cependant, c'était bien trop dur de supporter un tel secret. Je voulais enfin savoir la vérité. Je voulais que l'on me dise quelque chose de concret. ≪ - ...N'est-ce pas plutôt à Ava plutôt d'en juger ? Ou à Arceus ? Nous ne sommes que des créatures corrompues depuis le jour où des hommes tentèrent d'attenter à la vie de notre déesse. Par conséquent, on ne peut aucunement juger de par nous-même. ≫ fis-je alors, sûr de moi, bien que je craignais le fait d'avoir parlé bien trop franchement au côté de l'autre membre de l'organisation. Néanmoins, la discussion continua tranquillement, l'individu me disant que je devrais encourager Eva à se comporter plus souvent de la sorte. Mais j'avais répliqué, suggérant que l'on ne devait déranger personne lorsque cette dernière était préoccupée avec notre divinité. Et avant même d'entendre ses murmures, je m'étais agenouillé, cherchant aussi bien la miséricorde de la déité que le châtiment, venant de la part de l'Aetervita. Je voulais me débarrasser des pêchés que je pourrais commettre présentement comme à l'avenir. Néanmoins, l'homme ne veut pas m'en laisser le plaisir, prenant de nouveau la parole. ≪ - Niu, relève-toi. [...] Ava, je pense a autre chose à faire que de punir les pêchés d'un garçon qui n'a rien à se reprocher. Surtout dans un hall d'entrée… ≫. Je ne veux pas me relever. Je voulais exécuter ce que j'avais prévu de faire. User de n'importe quoi pour me punir. Purifier mon essence, mon énergie. Mais les regards des autres pieux se tournent vers nous. Et puis, l'Aervita avait donné un ordre que je devais exécuter. Aussi, je finis par me lever, l'échine courbée, lâchant une plainte. ≪ - Pardon. ≫. Je me sentais soudainement bête. Je ne savais plus comment réagir. Je ne savais également pas si j'avais réagis en bien ou en mal. Si les autres personnes aux alentours allaient-ils également rapporter mes agissements à des membres plus haut placé. J'étais torturé par toutes ces idées, oui, et je me disais que sa proposition me parut plus que satisfaisante. ≪ - Aller viens, je t'offre une tisane. Tu me diras d'où vient cette curiosité pour le surnaturel et son bien ou mal. ≫. Exactement. C'était très certainement ce qu'il me fallait. Une tisane. Si cela n'allait très certainement pas sauver mon âme, au moins, cela allait très certainement apaiser mon esprit. C'est tout ce qui comptait. Bien que j'avais également peur de devoir lui révéler finalement la vérité. Non pas qu'il ne soit finalement capable de faire quoique ce soit à mon égard puisqu'il semblait doté d'une vision totalement différente de la mienne, ce que je n'allais très certainement pas juger, n'étant pas mon but dans la vie. Néanmoins, je me disais que l'on était à l'abris de rien... Malgré tout, je me disais que je ne pouvais plus fuir désormais. C'était moi qui avait lancé le sujet en plus d'avoir perdu le livre sous ses yeux. Je ne pouvais plus faire comme si cela ne me tourmentait pas. Comme si de rien de tout cela ne s'était déroulé. ≪ - D'accord, je vous suis. ≫ fis-je alors.
Invité
avatar
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Sam 17 Juin - 0:27



    Je pris la petite casserole cuivrée pour la poser sur le feu que j'avais préalablement allumer. Mes pensées étaient perdus dans une mer de songes. Loin de la réalité, proche du passé, elles me refaisaient revivre encore une fois les hurlements. La terreur tachait les murs et le sol blanc du temple d'une couleur écarlate. Elle écrasait mon coeur, elle le mastiquait avec ses longues et fines dents. La terreur dans ce souvenir se délectait du goût de mon coeur qu'elle dévorait et dans un raclement de gorge, faisait disparaître sa chair dans son estomac. Perdu à jamais. De ses doigts noirs, elle reprit un morceau de myocarde et laissait emplir son palais de son goùt, la Terreur aime l'amerture, c'est son plat favoris.
    J'avais amené Niu dans mon petit salon juxtant ma chambre. Je faisais bouillir de l'eau pendant que Taro s'attelait à fouiller dans la commode, cherchant les soucoupes et les tasses avec l'aide de ses maigres et maladroites ailes. Mes doigts tremblaient. Mon coeur tambourinait contre ma poitrine. Pas maintenant Coda. Pour faire dissiper la tenant à m'aider à dresser l'heure du thé. « Ava et Arceus ne jugent personne. Ils n'en sont pas plus apte que moi et toi. Une personne qui a ses facultés… et une personne qui est né en ayant la capacité de les développer. J'ai pour principe de penser qu'une abilité, n'est ni bonne ou mauvaise, la seule chose que nous pouvons juger ou réprimander est la manière dont ces personnes les utilisent. On ne peut refuser qui nous sommes et ce qui nous est donné à la naissance après tout. Nous ne pouvons pas nous culpabiliser d'être né ici ou là, cela en va de même avec qui nous sommes. Il n'est pas question d'approbation de la part de ceux que nous protégeons, comme Ava ou Arceus. Nous sommes des protecteurs, pas des esclaves lobotomisés qui n'ont que pour but de servir, ça serait gâché notre chance de vivre. C'est mon opinion, certains Aetervitae ou Noc'Vitae disent le contraire, très bien pour eux, j'espère qu'ils vivent bien avec.» lui dis-je dans un long monologue de réflexion. Taro vint déposer une tasse sur l'une des deux soucoupes puis alla chercher l'autre dans la commode. J'avais invité Niu à s'asseoir en attendant que l'eau boue. Un oculus déversait une lumière dans le salon, révelant l'opalescence des pierres de la pièce. Tout était soigneusement mis à sa place, il n'y avait pas d'objet personnel, pas d'accessoires fantaisistes pour décorer la pièce à par une vieille bibliothèque détenant de très vieux ouvrages que j'avais récolter au fur et à mesure de ma vie à l'AVA et sur Noc'Nihili.
    Les songes s'étaient dispersés, sans doute pour mieux revenir. Pour l'instant ma main avait arrêté de trembler, mon coeur se portait à présent sur Niu et une intense réflexion liée à lui. Il était aisé de comprendre que cette discussion n'était pas anodine. Que sa curiosité envers les phénomènes paranormaux ne l'était pas non plus. Il devait sûremet connaître quelqu'un doué de ces capacités et hésitait peut-être à le dénoncer ou peut-être que c'était lui, l'être paranormal, et qu'il est venu me demander conseil pour savoir quoi en penser, quoi faire. Niu se trahissait à chaque mot. C'est ce que je pensais de lui au départ : Niu n'est pas le genre de personne à s'encombrer de discussion superficielle. S'il devait parler, il parlait de quelque chose de concret, de réel pour lui.
Invité
avatar
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Mar 20 Juin - 10:23

le hall des regards.
─ et ne levait les yeux que devant un vieillard ─
Je l'avais suivis, la tête basse, sans même chercher un seul instant à regarder les autres membres de l'organisation et serrant le livre contre moi. J'espérais tout simplement à ce que personne ne vienne nous arrêter et nous juger après ce qu'il venait de se passer. Qui sait, si ça se trouve, beaucoup de personnes finiront par se poser des questions. Qu'ils voudront savoir ce que je trafiquais et pourquoi l'Aetervita était intervenu. Mais qu'importe, j'allais profiter d'une tisane et me détendre l'esprit un maximum tant que je pouvais encore le faire, avant de reprendre ma contemplation envers nos dieux plus tard. Ainsi, nous avions rejoins un salon rattaché à la chambre de Coda où ce dernier m'invita à m'installer, ce que je fis sans me faire prier. Je remerciais ensuite le petit canard jaune, munit d'un petit sourire poli lorsque la créature vint placer une tasse devant moi. C'est alors que Coda continua le débat que nous avions commencé précédemment, m'expliquant que nos déités n'étaient pas en mesure de nous juger, ce qui me fit froncer les sourcils, songeant qu'au contraire, ils en étaient capables. Que s'ils étaient considérés comme des puissants créateurs, c'est qu'ils devaient en être dotés eux-mêmes. Sans parler de tout les pouvoirs qu'ils possédaient tandis que nous autres, nous n'étions que de basses créatures. Il parla ensuite du don et me fit part de son avis, comme quoi, cela ne dépendait que de l'utilisation de ce pouvoir. Ainsi, tout n'était donc pas perdu ? Cela voulait-il dire qu'Arceus ou qu'AVA m'avait donné la chance de dépasser les limites normalement mises en place ? Mais cela n'était qu'une idée venant d'un Aetervita. Moi, je voulais la vérité... Même s'il n'avait pas tord sur toute la ligne. Que nous devions accepter ce que nous sommes puisque les dieux nous avaient façonné ainsi. Cependant, j'avais peur que ce don ne puisse t'être qu'une simple erreur venant de leur part. Après tout, des individus issus du temple étaient nés en tant que gardiens et pourtant, cela ne les avait pas empêché de les détourner de leur foi. Enfin, Coda conclua sur le fait que nous étions simplement des protecteurs et c'était tout. Que pour le reste, nous devions profiter de notre vie comme nous l'entendions... Une nouvelle fois, je n'étais pas vraiment d'accord avec lui. Mais je ne pouvais me permettre de le juger dessus. Il est et resterait mon aîné. Après une longue hésitation, je finis donc par reprendre la parole. ≪ - ...J'en remettrais mon jugement à notre Patriarche, dans ce cas. Et au conseil dees anciens. ≫. C'était certainement de la folie pure. Surtout lorsque ma mère me disait de ne rien révéler, pour rien au monde. Et puis, certains disaient que le Patriarche devenait de plus en plus fou. Je ne sais pas si je réagissais correctement, donc. Mais je supposais que cela était pour le bien du groupe. Qu'après toutes ces attaques dont on avait été victime et surtout après la trahison de l'In Fine, j'imaginais qu'il était primordial de ne rien cacher. Aucun membre de l'organisation devait rester dans l'ombre. Tout le monde devait savoir. Et puis, peut-être que le fait de me confier suffirait à apaiser mon âme. Qui sait, peut-être que je me faisais du mourront pour rien. Qu'eux-même le prendront plutôt bien ? Je restais contrôlable et j'étais également prêt à tout pour nous. Je ne devais pas avoir peur des miens. Il le fallait pour que notre groupe reste soudé et fort face à l'adversité.
Invité
avatar
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Lun 26 Juin - 17:47



    Je baissais les yeux en écoutant Niu. Ne pouvait-il pas se faire une opinion par lui-même ? Juger le bien et le mal par son propre chef ? C'est ainsi qu'AVA fonctionnait ? Du formatage, de la dépersonnalisation à tout va menant à la perte même de sa personnalité. Pendant une fraction de seconde, je comprenais la haine que l'on pouvait avoir contre elle. Je lâchai un soupir en prenant la petite casserole de cuivre. Le petit canard qui avait terminé son travail s'était posé sur la banquette avec difficulté, mais il y parvint. Il regardait son maître se contenir. Dieu que Taro connaissait par coeur Coda. Son silence n'était jamais très bon signe. Le psykokwak lançait ses regards de Niu à Coda, puis de Coda à Niu, regardant ce fabuleux match de tennis qui était à de doigt de finir en joute verbal. Il ne comprenait pas grand-chose, il restait un canard, mais il est clair que son maître était contrarié.
   Je m'avançais vers Niu avec la casserole d'eau bouillante et contre toute attente je renversai un petite partie de l'eau bouillante sur les genoux de Niu sans daigner jeter un regard. Taro avait sursauté en lachant un petit cri étrangler. « Tu vas aller voir aussi les anciens pour leur demander si tu as eu mal ? Que t'as t'on appris Niu Bride ?» lançais-je, las. Je pris les tasses pour les remplir de cette même eau et je demandai à Taro d'aller chercher le thé. Je m'assis en face du Noc'Vita en plongeant mon regard dans le sien : « Ce n'est pas parce que tu es un télékinésiste que tu n'as pas ta place à AVA. Le Conseil n'est constitué que de vieilles personnes qui ne sont pas toutes aptes à comprendre les différences au sein de la communauté. », je lui parlais autant avec douceur qu'avec fermeté. « Tu ne peux pas tout dire. Parce que la justice d'AVA n'est pas nécessairement une justice universelle et n'est pas nécessairement bonne. Combien de Merles, combien de Noc'Vitae ont été banni pour moins que ça ? Un baiser échanger. Un vole de nécessité. Une erreur ou une différence. Tu es quelqu'un de raisonnable Niu. Et quelqu'un de raisonnable saurait que certaines décisions prises à AVA ont été un abus de pouvoir.» lui-dis avec une certaine ardeur. Je regardais Taro mettre le thé dans nos tasses, je le remerciai d'un regard avant de continuer : « Jadis. Un jeune homme, fils d'agriculteurs, alla se promener dans une forêt nommée la forêt des vœux pour y chercher quelques plantes pour soigner les maux de sa voisine. Ce jeune homme avait un grand coeur et était doué d'une grande bonté. Il donnait toujours une pièce d'or aux mendiants, bien que lui-même n'était pas particulièrement riche. Il aidait toujours les autres et était très pieux envers le grand Arceus qu'il priait chaque soir. Il avait l'habitude d'aller faire des petites emplètes dans la forêt des vœux, mais ce jour-ci fis différent. Alors qu'il était dôté d'une mémoire de Métalosse pour ce lieu, il fini par se perdre. Paniqué et perdu, il s'arrêta pour prier à un hôtel situé dans la forêt appellant le grand Dieu à l'aider. Alors lui est apparu le pokémon fabuleux Jirachi qui l'observait depuis sa naissance. Jirachi était fasciné par la bonté du jeune homme et il voulut tester cette dernière. Il lui dit alors : je t'ai vu, jeune humain avoir la main sur le coeur, je voudrais te récompenser pour cela. Alors le pokémon légendaire secoua les petits papiers turquoises situés sur sa tête stellaire et une charrette avec deux chevaux apparurent. Dans cette charrette se trouvait des tonnes et des tonnes d'or et mille-et-un joyaux. Le jeune homme remercia gracieusement la divinité, néanmois Jirachi l'averti qu'il reviendrait dans dix ans et disparu. Le jeune homme heureux d'avoir ces possession rentra chez lui et voulu honorer ce cadeau des dieux en donnant à tout le monde. Le temps passa, le village devint une magnifique ville tant le jeune homme donnait, mais son or restait, lui, éternel. Il donna à sa famille, au mendiant, aux villageois. La population l'admirait, on comptait son histoire partout dans la région. Pour le remercier d'une telle générosité, on le plaça sur le trône de la ville, un roi doué d'une si grande générosité ne pouvait qu'être meilleur que tous les autres. Les temps furent d'abord prospèrent, mais le Roi voulu plus de reconnaissance, avide de cette drogue, de sa philotie, il ordonna à la population de le prier, lui, pour avoir accès à sa fortune qui ne faiblissait pas. Certaines personnes refusèrent de se mettre à genoux: il les fit enfermer aussitôt pour impolitesse. Dire merci quand on donne quelque chose, à celui qui nous a aidé est dans les mœurs après tout. Le temps s'écoula et le besoin de reconnaissance se fit de plus en plus dévorant, des statues, des portraits en passant par les plus belles filles de la ville qui devaient lui être réservé. Les mères s'offusquèrent, elles firent pendus. Après tout, il les avait aidé à se sortir de la misère, une poignée de filles n'était qu'un maigre remerciement. Dix ans passèrent et Jirachi revint. Le Roi fit heureux de le revoir, pensant avoir mené une vie de bonté en ne faisant que donner aux autres. Jirachi répondit à ce dernier que la bonté ce n'est pas punir les gens qui ne sont pas reconnaissants envers vous, mais justement ne pas attendre un retour, que ce soi un merci ou plus. Le lutin banni alors l'individu dans le monde de Giratina et reparti à présent convaincu, que tout homme, qu'importe son coeur et sa bonté, ne peut résister à la perversion du pouvoir et que tout bon a sa part de mal et que tout mal a sa part de bon.». Taro fixait le vide, s'ennuyant depuis un petit moment, ne comprenant pas grand-chose à ces histoires que lui raconter souvent son maître.
   Je m'humidifiai les lèvres et conclus : « Alors… que penser du conseil et du patriarche qui détiennent tous les pouvoirs sur AVA ? Leur bonté n'est parfois qu'une bonté qu'à leurs yeux, pas aux miens.». Avec ces mots, je pouvais me faire répudier d'AVA dans les dix prochaines secondes, mais je n'étais plus à ça près.
Invité
avatar
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ad vitam aeternam :: le petit plus :: archives :: archives rp-